3 idées reçues sur le vin rosé

Par dimanche 14 juin 2015 , ,

Clair ou coloré, toujours très frais, compagnon de tous les repas d’été, le vin rosé a souvent été relégué au rang de parent pauvre de la viniculture, vin secondaire, sans grande classe.

Depuis les années 90, le rosé a su s’imposer dans le style de vie des Français. Synonyme de fraîcheur, de légèreté, de repas simples – du barbecue au pique-nique – le rosé a su séduire un large public. Le rosé c’est un peu le vin de la liberté : prix accessible et loin des codes traditionnels. Ce succès auprès des consommateurs a tiré vers le haut la qualité des vins rosés depuis maintenant une vingtaine d’années.

 

Finissons-en avec les nombreuses idées reçues sur le rosé !

 

Première idée reçue :

Non, le vin rosé n’est pas un mélange de vin blanc et de vin rouge.

D’abord c’est interdit par la législation française, ensuite cela donnerait un drôle de résultat ! Seule exception autorisée, le champagne rosé qui peut résulter de l’assemblage de vins rouges (Pinot noir) et blancs (Chardonnay blanc), on appelle ce procédé le coupage.

 

Deuxième idée reçue :

Non, le vin rosé n’est pas une dilution du vin rouge.

Le vin rosé est élaboré avec les cépages du vin rouge, c’est-à-dire des raisins noirs dont la pulpe est blanche. Dans la peau du raisin noir, on trouve des anthocyanes, qui sont des colorants naturels. Plus le jus de raisin macère avec les peaux, plus il sera coloré. En séparant les peaux du jus, on arrête la coloration. C’est sur ce temps de contact entre le jus et les peaux de raisin que joue le viticulteur pour obtenir un vin de coloration intermédiaire, un vin rosé.

 

Troisième idée reçue :

Non, le vin rosé n’est pas moins alcoolisé car il est clair.

La couleur est trompeuse, un vin très clair, léger, sera vite associé à un vin peu alcoolisé. Mais la couleur n’influe pas sur le degré d’alcool. Vous savez maintenant que la couleur du vin dépend du temps que le jus a passé en contact avec les peaux, rien à voir avec la fermentation alcoolique qui se fait ensuite.

 

Il existe deux principales méthodes de fabrication des rosés :

  • Les rosés de pressée

Les grappes de raisin noir sont pressées entières juste après la vendange. On sépare rapidement le jus et les peaux, pour stopper la coloration. Le jus est ensuite mis en cuve et la fermentation alcoolique débute.

Ces vins sont clairs avec une robe rose, saumon, très pale.

  • Les rosés de saignée

Les grappes de raisin noir sont pressées entières juste après la vendange. Le jus est laissé à macérer avec les peaux, car il est destiné à produire du vin rouge. Après quelques heures de macération, on « saigne » la cuve, c’est-à-dire qu’on vide une partie du jus de la cuve pour le vinifier à part en vin rosé. Le reste de la vendange est laissé dans la cuve pour produire du vin rouge.

Ces vins sont plus colorés, plus ronds en bouche. La palette est grenadine, framboise ou œil de perdrix (teinte gris rosé, on dit que c’est la couleur que prend l’œil d’une perdrix à l’agonie… charmant !)

 

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Mon coup de cœur de l’été c’est le Rosé Château Les Maines 2011

Découvert lors d’un week-end dans le Bordelais, le Château Les Maines est une propriété de 38 hectares de vignes répartis sur deux appellations : les Bordeaux Supérieur et les Francs Côtes de Bordeaux.

Ce rosé macère à froid pendant 2h avant la pressée. Les colorants présents dans la peau du raisin ont le temps de diffuser dans le jus, ce qui lui donne une couleur soutenue.

Le Rosé Château Les Maines est composé à 70% de Cabernet Franc, 20% de Merlot et 10% de Cabernet Sauvignon. C’est le parfait vin d’été, fruité et profondément teinté. La saveur acidulée du zeste de citron, les notes de cerise et de pastèque ne vous laisseront pas indifférent. Son fini minéral et aromatique rappelle le thym du Midi.

Il est vendu 4€ la bouteille à la cave.

 

Vous essayez et vous me dites ?

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