Le Pincemin, une nouvelle adresse à découvrir à Versailles

Par vendredi 2 août 2019 , ,

Xavier Pincemin a ouvert fin juin son propre restaurant à Versailles : le Pincemin. Après avoir fait ses armes au Trianon Palace, remporté l’émission Top Chef en 2016, le Chef revient à Versailles, sa ville natale.

 

Depuis l’ouverture fin juin, j’ai eu la chance d’y aller deux fois, pour diner et pour déjeuner.

 

Le restaurant s’étend sur deux salles en enfilade, et peut accueillir une bonne trentaine de couverts. En arrivant, l’œil est attiré par un plan de travail massif en granit sur lequel s’effectuent les dressages.

 

 

On s’installe sur des banquettes ou des chaises confortables en velours, de couleur safran ou bleu pétrole, autour de tables modernes carrées au plateau effet marbre noir. Avec ces couleurs tendances et les suspensions en abat-jour à l’intérieur doré, j’ai l’impression d’être dans une page du site de décoration Made.com ! Il me semble même que les couverts sont rangés dans une commode Ikea. Adieu les codes du gastro ! C’est moderne et élégant. On se sent tout de suite à l’aise.

 

 

Moderne et élégant aussi, le service se fait en chemise, pantalon 7/8 et baskets. Sympa, dynamique, on n’est pas dans le mielleux sirupeux (tu sens mon overdose des chauffeurs Uber « vous ferait-il plaisir de choisir à votre gré la station de radio de votre convenance Madame s’il vous plait ? »), ils sont ouverts au feedback, attentionnés et précis. Que demande le peuple !

 

Au mur, je reconnais la signature picturale unique d’Emmanuel Braudeau. C’est l’artiste versaillais qui peint les bandes blanches des passages piétons en faisant danser les coulures de peinture. Il a d’ailleurs laissé une signature sur le passage piéton en face du restaurant.

 

 

J’ai réservé une table un samedi soir à 21:30 au mois de juillet, environ un quinzaine de jours après leur ouverture. A notre arrivée, notre table n’était pas encore libérée. On nous a installé en terrasse et on nous a offert un verre de champagne et de vin rosé, avec des mises en bouche pour nous faire patienter. La table a vraiment tardé, on s’est excusé et on nous a offert encore un autre verre de vin à table. Un samedi soir d’été, patienter en terrasse n’avait rien de désagréable. Un soir de semaine en hiver, cela aurait été différent.

 

Nous avons opté pour le menu dégustation. Les plats se sont enchaînés harmonieusement, avec des associations de saveurs et de textures généreuses, bien travaillées. Les assaisonnements sont équilibrés et maitrisés, le tout dans de la belle vaisselle.

 

 

 

 

 

Ce midi, j’y suis retournée pour découvrir leur version courte. Au déjeuner, ils proposent un menu unique en deux ou trois temps au choix. J’aime bien le concept, un seul menu, c’est rapide et adapté pour un déjeuner.

 

Pour patienter, on me propose du tarama aux zestes de citron vert. Le pain aux céréales s’y marie très bien.

 

En entrée, le chef propose des tagliatelles maison (faites le matin même) avec une bisque de langoustines, une sauce crémeuse au champagne et de la salicorne.

 

 

Il me faudra attendre presque quarante minutes pour que la suite soit servie. Je lorgne sur la tarama et sur le pain, mais je me résonne… Le plat arrive en deux assiettes avec d’un côté un filet de bœuf à la cuisson parfaite et quelques haricots verts croquants. On le nappe devant moi d’une sauce au vin. Dans la seconde assiette, de la tomate ananas, de la noire de Crimée, avec de la fêta émiettée, une compoté d’oignons et des éclats d’olive. C’est frais, léger, l’accompagnement parfait avec le bœuf en cette saison, surtout après des tagliatelles en entrée.

 

 

 

Le dessert est aussi un peu long à arriver, il est presque 14:00. On me sert un biscuit à la noisette, avec un abricot rôti, une crème citron-yuzu, un coulis de pêche et un sorbet fraise. L’association de saveurs est un peu trop confuse pour moi. Le dessert aurait été sûrement tout aussi bien sans la fraise ?

 

 

On m’apporte une tasse expresso, et j’ai la bonne surprise de découvrir un bissap pour terminer mon déjeuner. Cela n’avait pas été annoncé au menu et la surprise est bienvenue. Le jus d’hisbiscus et de grenade légèrement parfumée à la menthe est rafraichissant. C’est une super idée !

 

Le déjeuner était encore une fois très agréable. Cependant, je mettrais un bémol pour la gestion du temps, que ce soit au diner où notre table n’a pas été libérée avant 22:00, ou bien au déjeuner aujourd’hui qui a duré presque deux heures. Le restaurant n’est ouvert depuis quelques semaines, il faut toujours un peu de temps pour trouver son rythme et son organisation. Vu le sérieux de l’équipe, je suis certaine que cela va s’améliorer dans les semaines à venir.

 

En résumé, une table fine et agréable, sans prise de tête. Chez Pincemin, on mange bien et on s’y sent bien ! L’assiette est travaillée avec amour ça se sent, le service est appliqué et prévenant sans en faire trop, la salle est dans l’air du temps. Bref, allez-y avant que ce ne soit toujours complet !

 

Dans le courant de Jean-Baptiste Lavergne Morazzani qui tisse sa toile à Versailles depuis 2015, des jeunes chefs talentueux qui ne se prennent pas la tête, où on mange bien sans chichi, et chez qui on se sent bien, ça ne court pas les rues dans la cité du Roi Soleil !…

 

 

Vous essayez et vous me dites ?

 

Le Pincemin

10 Boulevard du Roi, Versailles.

Ouvert du mardi au samedi, pour déjeuner et diner

 

 

 

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