Ça valse à Vienne !

Par jeudi 19 décembre 2019 , ,

Vienne est une ville qui fait rêver rien qu’en prononçant son nom. Quand on pense à la capitale du grand empire des Habsbourg, traversée par le Danube on pense à Sissi l’impératrice, on pense à la richesse architecturale baroque, on pense à Mozart, à Klimt, à son opéra, aux valses, au chocolat chaud…

 

 

C’est en voyant le film La femme au tableau que je me suis enfin décidée à aller à Vienne. Ce film, qui se passe entre Los Angeles et Vienne, est inspiré de l’histoire réelle de Maria Altmann, une femme juive Viennoise réfugiée aux USA pendant la seconde guerre mondiale. Les biens de sa famille ayant été volés par les Nazis, elle se battra pour récupérer en particulier un tableau de Klimt, le Portrait d’Adèle Bauer, qui représente sa tante Adèle.

 

Au cœur du centre historique de Vienne, se trouve la cathédrale Saint Etienne (Stephansdom), seule construction gothique dans un quartier baroque. C’est l’emblème de Vienne (on la retrouve même sur les pièces de 0,10€ frappées en Autriche). La cathédrale aux dimensions imposantes, possède pas moins de quatre tours et treize cloches. On repère vite la toiture en tuiles vernissées colorées, décorée de l’aigle à deux têtes et de différentes armoiries de la ville de Vienne.

 

 

Le Hofburg est le plus grand palais de Vienne, il est tout simplement gigantesque ! Il s’agit de l’ancienne résidence impériale dans laquelle on trouve aujourd’hui de nombreux musées, l’école d’équitation espagnole et le siège du président autrichien. Le Hofburg est reconnaissable à sa façade baroque assimilable à un arc de triomphe, mais surtout à son dôme Saint-Michel, un des emblèmes de l’architecture viennoise.

 

 

Au cœur du palais Hofburg, j’ai choisi de visiter le Trésor impérial de Vienne (Kaiserliche Schatzkammer), qui est un des plus importants au monde. Il abrite deux couronnes impériales, des trésors, une des plus grosses émeraudes au monde et même une immense dent de narval qu’on prend à tort pour une corne de licorne !

 

 

Au centre du palais Hofburg, sur la place Josefsplatz, on trouve la bibliothèque nationale d’Autriche. La salle d’apparat (la Prunksaal) est certainement une des plus belles bibliothèques dans lesquelles je me suis aventurée. Que de fastes ! Cette salle immense est surmontée d’une coupole avec des fresques peintes. On y trouve des trésors manuscrits, de vieilles cartes géographiques, deux somptueux globes vénitiens de l’époque baroque et au centre une statue imposante de Charles VI.

 

 

Tout près du palais de Hofburg, à la pointe sud du palais impérial, on trouve le musée de l’Albertina. L’Albertina était autrefois le plus important des hôtels particuliers des Habsbourg. On y trouve une collection permanente époustouflante et très éclectique. L’Albertina a misé sa communication marketing sur le tableau du lièvre d’Albrecht Dürer, en postant par exemple devant le musée un immense lièvre rose qui détonne avec l’architecture baroque avoisinante.

 

 

L’opéra d’état de Vienne (Wiener Staatsoper) est un des plus prestigieux opéras au monde. Situé le long du Ring, c’est un des bâtiments les plus connus de Vienne. Son style architectural néoromantique a été sévèrement critiqué à l’époque de sa construction. Profitez de votre séjour à Vienne pour aller voir un spectacle à l’opéra, il y en a quasiment tous les soirs et il y a des billets à tous les prix.

 

 

Non loin de là, le palais de justice (justizpalast) vaut le détour. Le hall d’entrée du bâtiment est remarquable. Surmontée d’une coupole en verre, il habite une statue en marbre et des escaliers imposants.

 

 

Aux portes de la ville, se trouve le Palais du Belvédère, un autre des plus grands palais baroques de Vienne. L’édifice surmonte un grand parc, ainsi qu’une orangerie et des écuries. On y trouve la plus grande collection de Gustav Klimt au monde, avec en super star « Le Baiser » bien sûr, le tableau légendaire du peintre.

 

 

En revenant vers le cœur du centre historique, à quelques pas de la cathédrale Saint Etienne, se trouve la seule maison où Mozart à résidé encore debout (il en a habité une douzaine dans sa vie). Il y logeait à la fin du XVIIIème siècle, et elle a été aujourd’hui transformée en musée. On dit que c’est entre ces murs que le compositeur a écrit son célèbre opéra Les Noces de Figaro.

 

 

Je vous conseille aussi de longer le canal du Danube jusqu’à l’immeuble créé par le célèbre architecte Hundertwasser. La façade extérieure exubérante attire tous les yeux, vous ne pourrez pas la manquer. Celui qu’on qualifie de « Gaudi viennois » a joué avec les couleurs, les matériaux et les irrégularités pour créer une construction qui détonne dans la ville baroque, avec des aires de verdure où la nature a repris ses droits. Le café Hundertwasser est très agréable pour une petite pause, avec son immense puits de lumière.

 

 

Sur l’autre rive, le parc du Prater, situé entre le Danube et un canal du Danube, est un grand parc public de plus de 6 millions de mètres carrés. On y croise des promeneurs, des coureurs, des cyclistes, des cavaliers, et également une fête foraine permanente avec des manèges traditionnels (grande roue, montagnes russes, chaises volantes). Les chaises volantes du Prater Tower montent jusqu’à 117 mètres de haut, offrant une vue imprenable sur toute la ville de Vienne.

 

 

L’hôtel de ville de Vienne (le Rathaus) abrite une invention qui attisait ma curiosité : le Pater Noster. Le Pater Noster est un ascenseur continu et cyclique, sans porte, qui ne s’arrête jamais. Le principe est simple : les passagers montent ou descendent sans que l’ascenseur ne s’arrête. Cette invention qui date de la fin du XIXème est peu connue en France, mais on en trouve encore en Allemagne, en Autriche, en Suisse ou en République Tchèque.

Pour s’y rendre, il faut prendre l’entrée de l’hôtel de ville (Rathaus) située sur la Felderstraβe, en face du croisement avec la Ebendorferstraβe (c’est l’entrée de la bibliothèque de l’hôtel de ville). Sous les premières arcades, vous prenez à droite et marchez un peu au rez-de-chaussée. L’ascenseur est là, dans la 6ème cage d’escalier (Stiege 6).

 

 

Pendant mes deux jours de visite, j’ai eu l’occasion de goûter à la cuisine traditionnelle viennoise. J’ai adoré le Wiener schnitzel (l’escalope viennoise, une escalope de veau très fine pannée) dégusté près de l’hôtel de ville au restaurant Wiener Rathauskeller.

 

 

Au restaurant Plaschutta, j’ai pu tester le traditionnel tafelspitz. Dans le même principe que le pot au feu, il s’agit d’un bouillon de bœuf servi avec des pommes de terre hachées, du raifort et de la compote de pomme. On dit que c’était le plat préféré de l’empereur austro-hongrois Franz Joseph I.

 

 

Il est indispensable de faire une halte au Café Central, qui était à la fin du XIXème un des plus hauts lieux de la scène intellectuelle viennoise. Comment passer à côté du célèbre Kaiserschmarrn, une sorte de crêpe soufflée (la pâte à crêpes habituelle est allégée par les blancs montés en neige) fourrée avec des prunes, des raisins ou des noix.

 

 

Au café Demel, au café Diglas, ou dans de nombreux cafés viennois, vous pourrez apprécier un délicieux chocolat chaud viennois (surmonté de crème fouettée), accompagné du célèbre strudel aux pommes, un gâteau fourré de gros morceaux de pommes et servi chaud.

 

 

Le centre historique de Vienne est un véritable joyau, classé à ce titre au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est très concentré et il donc est possible de voir beaucoup de choses à pied, c’est idéal pour un week-end en ville ! La capitale autrichienne est souvent qualifiée de musée à ciel ouvert, à juste titre, car on trouve des bâtiments baroques à tous les coins de rue.

 

 

Vous essayez et vous me dites ?

 

 

2 commentaires
  • Catherine
    décembre 20, 2019

    Merci pour ce voyage virtuel, mieux qu’un guide! J’ai passé une heure dans la salle où, dit-on, Mozart a composé les Noces.
    Les photos sont vraiment superbes… l’architecture dans le soleil,.. la cathédrale… Ca me donne envie de relire La Marche de Radetzky (Joseph Roth)

    • Laure
      décembre 20, 2019

      Merci Catherine!
      Je n’ai pas pu visiter la maison de Mozart (je ne suis restée à Vienne que 2 jours alors j’ai dû faire des choix!).

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