Voyage au centre de la Terre dans le Snæfellsnes

Par samedi 16 février 2019 , ,

Le Snæfellsnes, littéralement « péninsule du mont enneigé » en Islandais, est la péninsule qui s’avance dans l’océan au nord de Reykjavik. Le Snæfellsnes, c’est un peu l’Islande en miniature : un volcan, un glacier, des champs de lave, des plages de sable noir, des petits ports de pêche… Terre mystique, terre de légendes, empreinte de traditions séculaires, on y trouve de nombreux endroits rendant hommage aux héros de sagas.

 

Le paysage est singulier, principalement des champs de lave, décorés de cette mousse dense qui recouvre tout et change de couleur au gré de la lumière du soleil. Les pics de lave qui transpercent le tapis de mousse sont autant de légendes de trolls pétrifiés.

 

C’est à l’ouest de la presqu’île qu’on trouve la star de la péninsule du Snaefellsnes : le Snaefellsjökull. Le mont culmine à plus de 1400 mètres d’altitude, il s’agit d’un volcan recouvert d’une calotte glaciaire.

 

 

Le Snaefellsjökull est célèbre depuis la fin du XIXe siècle, grâce au succès du roman de science-fiction « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne. Dans l’ouvrage, un géologue allemand et son neveu découvrent un message codé qui mentionne un chemin descendant vers le centre de la Terre, en partant du Snaefellsjökull en Islande. Ils descendent alors dans les profondeurs du volcan avec un guide. Ils vivront des aventures extraordinaires avant de ressortir à la surface par le Stromboli, volcan du sud de l’Italie.

 

On comprend pourquoi Jules Verne a fait du Snaefellsjökull la porte d’entrée des entrailles de la Terre. La forme si particulière du volcan, ainsi que les formations de lave qui dessinent sa surface lui donnent une allure mystique.

 

Le ferry accoste à 20:30 à Stykkisholmur et il fait déjà nuit quand nous arrivons à notre hôtel à Arnastapi, à 70km de là. Nous sommes accueillis dès le premier soir dans le Snaefellsnes par une tempête magnétique, et comme le ciel est dégagé, de belles et distinctes aurores boréales habillent le ciel noir aux alentours de 23:00. Nous prenons la voiture pour nous éloigner des lumières de l’hôtel, et nous installons, tous feux éteints, pour admirer les volutes vertes qui s’agitent et dansent dans le ciel. Le spectacle est magique et durera une bonne demi-heure avant que le ciel ne se couvre.

 

 

 

 

Au lever du jour, nous découvrons la petite église noire Búðakirkja derrière l’hôtel. Tout autour, le paysage verdoyant est déchiqueté par les falaises ou les éruptions de lave.

 

 

Nous nous dirigeons vers Rauðfeldsgjá, une gorge qui abrite une petite cascade. De l’extérieur, le canyon est impressionnant. On y entre facilement en enjambant une petite rivière. A l’intérieur, seulement quelques mètres séparent les parois et la lumière pénètre difficilement par une fente à une dizaine de mètres au-dessus de nos têtes.

 

 

Tels Otto et Axel dans le roman de Jules Verne, nous décidons de descendre dans les entrailles du volcan. La grotte de Vatnshellir, ouverte au public depuis seulement 2011 et accessible uniquement avec un guide nous offre une porte d’entrée aisée. Equipés d’une lampe et d’un casque, on descend plus de 35 mètres par un escalier en colimaçon puis on suit le chemin de la lave sur environ 200 mètres. Les formations et les couleurs de la roche sont surprenantes. Le guide est un véritable conteur, d’explications géologiques en légendes islandaises, la visite passe vite et nous n’aurons pas le temps de nous aventurer jusqu’au Stromboli !

 

 

 

 

De retour à la surface, nous longeons la côte déchirée avant de nous arrêter à Londrangar. Là se dressent deux pitons rocheux : le pilier chrétien (75 m) et le pilier du paradis (61 m). Ces pitons de basalte sont selon la légende, des trolls pétrifiés au petit matin par la lumière du soleil. On peut y observer de nombreux oiseaux marins qui y ont fait leur nid, dont les macareux. Nous continuons la route vers les falaises de lave et la plage de galets noirs de Dritvík.

 

 

La pointe Ouest du Snaefellsnes abrite le phare de Svortuloft (« les cimes noires » en islandais). Les falaises de la péninsule se sont formées lorsque la lave a été rejetée dans l’océan et frappée par les vagues. C’est pour cela que la côte à cet aspect si brut, si déchiqueté.

 

 

Au Nord de la péninsule se dresse le célèbre Kirkjufell (« montagne église » en islandais). C’est l’image d’Epinal de l’Islande, la photo que vous avez vue partout à chaque fois que vous avez regardé quelque chose sur l’Islande. Il est vrai que la montagne est très photogénique, en particulier avec les cascades de Kirkjufellsfoss qui l’accompagnent.

 

 

 

Le temps nous a manqué dans le Snaefellsnes et nous n’avons pas eu le temps de monter au sommet du cratère Saxhóll ou bien d’admirer la plage de Skarðsvík. Une prochaine fois, peut-être…

 

En repartant vers le sud en direction de Reykjavik, nous nous arrêtons à la ferme Ölkelda (« source de bière » en islandais) où jaillit une source d’eau minérale naturellement gazeuse ! L’eau est potable mais elle a un goût très métallique en bouche.

 

 

Non loin de là, se dressent les falaises d’orgues basaltiques de Gerduberg d’une quinzaine de mètres de hauteur. Tout comme dans le Sud de l’île, ces formations proviennent de la solidification d’une coulée de basalte, après sa projection.

 

 

Nous profitons d’une pause à la source chaude Landbrotalaug, une des plus petites hot pools d’Islande que nous ayons visité (pas plus de deux personnes peuvent y rentrer en même temps). Il faudra avoir de sacrées indications pour la trouver, traverser une petite rivière de pierres en pierres, mais cela vaut le coup, la vue est splendide !

 

 

La campagne verdoyante et vallonnée contraste avec la péninsule du Snaefellsnes. Nous remontons la vallée Hvita pour rejoindre les cascades de Barnafoss et Hraunfossar. Hraunfossar est une suite de plein de mini cascades qui se jettent dans la Hvita sur près d’un kilomètre de long, alors que Barnafoss, plus tumultueuse, plonge dans un gouffre dans un vacarme assourdissant. Les passerelles permettent d’admirer les lieux depuis les deux rives. Les couleurs d’automnes donnent un côté enchanteur aux lieux.

 

 

 

 

 

 

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