Tachkent, la ville de pierre

La capitale de l’Ouzbékistan, Tachkent (‘ville de pierre’ en ouzbek) porte bien son nom. Frappée par un terrible tremblement de terre le 26 avril 1966, la ville a été reconstruite grâce à la participation de toutes les républiques soviétiques, selon les standards de l’époque. Avec ses 2,5 millions d’habitants, ses larges avenues et ses bâtiments massifs, Tachkent est la quatrième plus grande ville de l’ex-URSS, derrière Moscou, Saint-Pétersbourg et Kiev.

 

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A quelques kilomètres de la frontière kazakhe, la cité était une grande oasis pour les caravaniers de la route de la soie. Son climat clément, dû à la proximité des montagnes, est toujours favorable à l’agriculture. Il paraît qu’il est même possible de skier à une centaine de kilomètres de Tachkent !

 

Notre hôtel se situe face au grand opéra de Tachkent, exemple typique de l’architecture ouzbèke soviétique.

 

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Nous commençons notre visite de la ville par la place Amir Timour, où une statue équestre de Tamerlan illustre la volonté de forger une identité propre à l’Ouzbékistan indépendant.

 

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A la gloire du régime communiste, les statues de Lénine, Staline et Marx se succédèrent sur cette place. A l’indépendance du pays, on oublia les folies de Tamerlan et le despote fût nouvellement réhabilité dans les habits de héros national ouzbek.

La place abrite aussi le plus grand hôtel du pays, l’hôtel Uzbekistan.

 

Nous continuons notre visite avec la Place de l’Indépendance, ancienne Place Rouge et Place Lénine. Elle abritait la plus grande statue de Lénine jamais construite. Après la proclamation de l’indépendance en 1991, la statue est remplacée par un immense globe terrestre…où ne figure que l’Ouzbékistan dans des proportions magnifiées !

 

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La Place de l’Indépendance est aujourd’hui le centre du pouvoir avec les bâtiments abritant le Sénat et différents ministères. La place ornée de vastes bassins et jets d’eau a une superficie de 12 hectares, ce qui en fait la deuxième plus grande place au monde après celle de Tian’anmen en Chine.

 

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Non loin de là, se dresse le mémorial de la seconde guerre mondiale. Le long de deux galeries parallèles, on peut lire le nom des victimes ouzbèkes de la grande guerre, gravé sur des plaques dorées assemblées en livrets et classés par régions.

 

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Nous prenons ensuite le métro pour rejoindre le bazar de Chorsu. Le métro de Tachkent est  très imposant, il est fait pour supporter les tremblements de terre et même pour être un abri nucléaire.

 

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Le bazar de Chorsu, héritage de la place du marché au temps des caravaniers, est situé à la croisée de quatre grandes routes (chor-su signifie ‘les quatre chemins’ en ouzbek). Les immenses halles sont organisées par produits. On trouve la halle aux viandes, la halle aux fromages, la halle aux fruits et légumes, la halle aux épices…

 

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J’ai découvert des abricots verts, loin d’être mûrs, que l’on déguste à la croque sel.

 

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Un croisement entre le citron et l’orange, la forme du citron, la couleur de l’orange, et un parfum entre les deux.

 

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Nous rejoignons maintenant le complexe de Khast Imam, centre religieux de Tachkent composé de la mosquée Tilla Cheikh, de la médersa Barak Khan et du mausolée Kaffal Shashi.

 

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Le mausolée abrite la dépouille du philosophe et poète Kaffal Shashi. Les femmes stériles viennent s’y recueillir dans l’espoir d’avoir des enfants.

 

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La bibliothèque de la médersa Barak Khan abrite le Coran d’Othman. Ce manuscrit est considéré comme la plus ancienne copie du coran au monde. La légende raconte que le Calife a été tué pendant sa lecture, et que les pages en peau de gazelle gardent une trace du sang d’Othman. Notre cher Tamerlan vola le célèbre manuscrit quand il envahit l’Irak et le conserva à Samarcande. Quand les Russes envahirent Samarcande, le livre sacré fut emporté à la bibliothèque impériale de Saint Pétersbourg. Les Russes le rendront finalement aux Ouzbèkes après la révolution.

 

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La visite de la ville se termine par le musée des arts appliqués. Le petit musée est installé au cœur d’un quartier résidentiel dans l’ancienne demeure de Polovtsev, un diplomate russe. Le pauvre n’a jamais eu la chance d’y habiter, il fut muté avant l’achèvement des travaux !

 

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On y découvre une superbe collection de tapis, broderies, céramiques, mobiliers, bijoux et instruments de musique.

 

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