Une journée pour visiter le sud-ouest de l’Islande

Par samedi 10 novembre 2018 , ,

Au-delà du Cercle d’Or, le sud-ouest de l’Islande jusqu’à Vik i Myrdal regroupe une grande partie des merveilles naturelles de l’île. Des plaines verdoyantes, des champs de lave, de puissantes cascades, des glaciers, des plages de sable noir à perte de vue… cette diversité est très facilement accessible en roulant le long de la célèbre route nationale 1 qui fait le tour de l’île.

 

 

Nous quittons notre hôtel près du Parc National de Þingvellir pour rejoindre notre première étape de la journée : les chutes d’eau de Seljalandsfoss. Cette cascade de plus de 60 mètres est particulière car il est possible de passer derrière pour découvrir une vue unique de l’autre côté des chutes d’eau. Cette cataracte très photogénique fait de Seljalandsfoss une des cascades les plus célèbres du pays. Elle est alimentée par la rivière qui nait de la fonte des eaux de l’Eyjafjallajökull.

 

 

 

L’Eyjafjallajökull (surnommé E15 par tous ceux qui n’arrivent pas à le prononcer !) est un glacier qui borde la côte océanique du sud-ouest de l’Islande. D’une superficie d’environ 80km2, ce n’est que le sixième glacier d’Islande par sa taille. Il est pourtant célèbre à cause du volcan sous-jacent qui est entré en éruption en avril 2010, projetant à 11km d’altitude un nuage de cendres et paralysant ainsi l’espace aérien européen.

 

 

A quelques kilomètres de là se trouve Seljavallalaug, une source d’eau chaude naturelle aménagée. Construite dans les années 1920, il s’agit d’une des plus vieilles d’Islande. Un des quatre côtés de la « piscine » est en fait la paroi de la montagne. Il n’est pas possible d’y accéder en voiture. Il vous faudra marcher une vingtaine de minutes le long de l’Eyjafjallajökull et traverser une petite rivière pour profiter du bassin à 36°C.

 

 

Quelques kilomètres plus loin les chutes d’eau Skogafoss (littéralement les chutes de la forêt en Islandais) valent un arrêt. L’eau chute d’une soixantaine de mètres et forme un rideau de 25m de large. Le débit est si puissant que vous serez complètement trempés en quelques instants au bord de la cascade. Attenant à la cascade se trouve l’écomusée de Skogar qui rassemble des expositions sur la pêche, l’agriculture et l’habitat islandais. On trouve les fameuses « turf farms » avec les toits recouverts d’herbe.

 

 

 

En préparant ce voyage, ma curiosité avait été piquée par des photos d’une épave d’avion sur une immense plage de sable noir. C’est ainsi que j’avais découvert l’histoire du Douglas DC-3 de la Navy qui, pris dans de mauvaises conditions météo et en manque de carburant, avait dû atterrir d’urgence sur la plage de Sólheimasandur en Novembre 1973. L’incident n’avait fait aucune victime et l’armée américaine avait simplement laissé là l’épave de l’appareil. Il faut 4km de marche dans les cailloux pour rejoindre la plage où se trouve l’épave. Le spectacle est lunaire, un brin mystérieux.

 

 

Nous reprenons la route en direction de Vik i Myrdal et faisons étape aux falaises et à la réserve ornithologique de Dyrholaey. Située sur un promontoire rocheux de 120 mètres de haut, cette réserve naturelle protégée abrite de nombreux macareux. Il s’agit du point le plus au sud de l’île. Il offre une vue magnifique sur les plages de sable noir, sur le piton d’Arnardrangur et aussi sur un sanctuaire naturel, une arche basaltique noire entre falaise et océan.

 

 

 

 

 

Nous arrivons à Vik i Myrdal à la tombée de la nuit et c’est le moment idéal pour se balader sur la plage de sable noir de Reynisfjara. En effets, ses falaises logent de nombreux macareux qui sortent pêcher en fin de journée dans l’océan pour le plus grand bonheur des ornithologues. La plage est singulière, ce n’est pas vraiment du sable noir mais plutôt de petites billes noires polies, pas encore du sable ! Le courant est violent et le contraste de l’écume blanche sur la plage noire est époustouflant.

 

 

L’œil est immédiatement attiré par les somptueuses colonnes d’orgues basaltiques parfaitement hexagonales. Ces colonnes sont formées lors des éruptions volcaniques, quand la lave refroidit et se contracte.

 

 

 

 

En continuant la balade sur la plage, on peut apercevoir les deux pitons de Reynisdrangar dans l’eau. La légende raconte que deux trolls auraient trainé un trois-mâts jusqu’au rivage pour qu’il s’échoue, sans succès, et les deux trolls auraient été pétrifiés au lever du soleil…

 

 

 

Vous essayez et vous me dites ?

Pas encore de commentaires.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *