Persepolis, 2500 ans d’histoire sous les pieds

Par dimanche 14 mai 2017 , ,

La première fois que j’ai entendu parler de Persepolis, c’était en cours d’histoire au collège. Je me souviens de cette photo dans mon livre d’histoire. Drôle de sensation quand vous voyez la même chose devant vous, en vrai !

 

 

Persepolis, appelée Takht-e Djamshid par les Iraniens, est une formidable opportunité de comprendre l’univers des Achéménides. Le site est plutôt bien conservé et il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

 

Darius Ier entreprit la construction de Persepolis en 518 av JC pour illustrer la puissance des souverains achéménides. Les travaux s’étalèrent sur une soixantaine d’années, pendant les règnes respectifs de Darius Ier, Xerxès Ier et Artaxerxés Ier.

En 330 av JC, Alexandre le Grand entra à Persepolis et pilla la ville. Un incendie détruisit complètement la cité, on ne sait pas s’il était volontaire ou non…

 

Je ne vais pas faire un descriptif détaillé de chaque salle, des sites internet spécialisés en archéologie s’en chargent très bien.

 

Il n’est pas indispensable de faire appel à un guide (humain) pour la visite, le site est facile et avec un plan et un guide (papier) illustré vous vous en sortirez très bien. Je trouve que mon guide Olizane était très complet pour Persepolis.

 

Persepolis est érigée sur une immense terrasse et on y accède par un escalier monumental. Les 111 marches de pierre mènent à la porte des nations construite sous Xerxès Ier. On y trouve des sculptures géantes de taureaux ailés à tête humaine et barbe bouclée.

 

 

Au sommet, l’apadana pouvait ressembler 10 000 personnes. Cette grande salle d’audience était supportée par 36 colonnes dont les chapiteaux arborent un lion ou un taureau.

 

 

 

Pour accéder à la terrasse de l’apadana, on emprunte un escalier remarquablement bien conservé. Un immense bas-relief représente la procession des pays vassaux de l’empire devant leur souverain lors des fêtes de Noruz (nouvel an perse).

Chacun des 28 groupes ethniques (Babyloniens, Arméniens, Parthes, Égyptiens, Sogdiens, Assyriens, Éthiopiens, Somaliens…) arbore costume traditionnel et apporte des tributs de leur région (tapis, lions, fruits, armes…).

 

 

Certains peuples non-libres sont conduits par des soldats, une alternance de Perses et de Mèdes. Un peu partout, entre les différents peuples, les cyprès symbolisent l’immortalité de la cité et de ses souverains.

 

 

Sur le côté de l’escalier, le lion dévorant le taureau indique l’alternance des saisons, où le printemps dévore l’hiver. Au-dessus, les fresques de fleurs de lotus à douze pétales représentent le zodiaque et les douze mois de l’année.

 

 

La salle du trône aux cent colonnes est la salle la plus grande de Persepolis. C’est ici qu’on entreposait les tributs apportés au roi, assis dans la salle et accueillant les peuples souverains qui le visitaient.

 

 

Il faudra enfin gravir la colline pour rejoindre les tombeaux d’Artaxerxés II et Artaxerxés III. On retrouve le Dieu zoroastrien Ahura Mazda (littéralement le Seigneur de la sagesse) sur les bas-reliefs. De là-haut, la vue sur la cité est splendide (et bien méritée sous ce soleil de plomb).

 

 

À quelques kilomètres de là, nous rejoignons en voiture la nécropole de Naqsh-e Rostam. Les tombeaux de Darius Ier et trois de ses successeurs sont creusés dans la roche.

 

 

 

Il est recommandé de visiter Persepolis de bonne heure, pour éviter la foule et surtout car il n’y a pas un centimètre carré d’ombre sur le plateau. Protection solaire, lunettes et chapeau sont donc obligatoires !

 

Vous essayez et vous me dites ?

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