Les alentours de Oaxaca

Par samedi 11 février 2017 ,

Le charme de la cité de Oaxaca s’étend aussi aux nombreux petits villages alentours qui grouillent de marchés d’artisanat, sites archéologiques et spécialités culinaires.

 

 

Aux portes de la ville se trouve le site archéologique de Monte Albán. La capitale préhispanique zapotèque est une étape incontournable si vous visitez la région de Oaxaca. Parmi les 200 sites préhispaniques recensés dans la région, c’est de loin le plus important. Monte Albán signifie montagne blanche, en effet le site a été littéralement sculpté dans la montagne et la vue sur les collines avoisinantes est splendide.

 

 

La ville de Monte Albán est sortie de terre vers 500 avant J.C. pour être complètement délaissée vers 800 après J.C. Pendant plus d’un millénaire, elle a vu se succéder les populations Olmèques, Zapotèques et Mixtèques.

 

 

 

A quelques kilomètres de Oaxaca, à Santa Maria Del Tule se trouve l’arbre de Tule. Avec ses 58 mètres de circonférence, on dit que c’est le plus gros du monde. L’arbre de Tule aurait plus de 2000 ans. En effet, c’est impressionnant, mais bon, vous n’y passerez pas non plus une heure, sauf si vous êtes botaniste ?!

 

 

En continuant sur la route 190, à une cinquantaine de kilomètres de Oaxaca, vous pourrez faire étape au petit village de Mitla. C’est le grand centre de pouvoir zapotèque de la région, qui a connu son apogée après la chute de la capitale Monte Albán.

 

Les bus s’arrêtent devant l’Eglise San Paolo. Une allée bordée de cactus et d’étals de vendeurs de souvenirs amène directement aux ruines de Mitla.

 

 

 

L’ensemble est une succession de pièces rectangulaires, très basses et aux murs épais pour résister aux séismes. Le temple ne dispose pas de représentation humaine, seulement de motifs géométriques. Les Grecques de Mitla sont d’ailleurs plutôt bien conservées, il s’agit des éléments de décoration géométriques en fresque qui ornent façades intérieures et extérieures.

 

 

En empruntant un chemin cabossé depuis Mitla, vous pourrez rejoindre Hierve el Agua. Le site offre un spectacle géologique insolite avec ses formations de cascades pétrifiées et son promontoire rocheux parsemé de piscines naturelles.

 

 

Au sommet d’une montagne parsemée de cactus, la source en ébullition (hierve el agua = l’eau bout) jaillit au bord de la falaise. L’eau très chargée en minéraux coule ici depuis des milliers d’années et l’érosion de la roche a créé ce curieux spectacle.

 

 

 

On ne trouve ces formations de cascades pétrifiées qu’à deux endroits dans le monde, à Pamukkale en Turquie et ici au Mexique. Le site de Hierve el Agua est d’ailleurs classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

 

La région de Oaxaca est aussi réputée pour l’élaboration de tapis en laine, et le petit village de Teotitlán del Valle est reconnu mondialement pour sa production textile utilisant des teintes naturelles. Les habitants utilisent encore les plantes, la mousse de roche ou même les insectes comme la cochenille pour colorer naturellement la laine.

 

 

Cochenille vivant sur les cactus (petit insecte au fort pouvoir colorant rouge)

 

Le village de San Martin Tilcajete est connu pour la fabrication artisanale d’alebrijes, des sculptures en bois de petits animaux ou créatures fantastiques aux couleurs vives. L’artère principale du village regorge de dizaines de boutiques où les artisans vendent leurs alebrijes. Selon la créativité, la patience et l’habileté de l’artisan, on trouvera des qualités très variées d’alebrijes.

 

 

 

L’artisan Pedro Linares Lopez est le père des alebrijes. La légende raconte que gravement malade, il vit dans une hallucination des créatures fantastiques colorées qui le ramenèrent à la vie en criant « alebrijes, alebrijes ». Il reproduisit alors ces créatures en sculptures de bois et décida de les nommer ainsi.

 

En cas de petite fringale, vous pourrez tester les tamales. C’est une papillote mexicaine au ragoût et à la pâte de farine de maïs, disposée dans des feuilles d’épi de maïs. On en trouve un peu partout sur les marchés, j’ai testé mon premier au marché de San Agustin Yatareni.

 

 

Pour vous désaltérer, vous pourrez succomber aux aguas frescas, des jus de fruits allongés, auxquels on peut ajouter du citron vert, des herbes, des graines ou même du sucre. On en trouve à la papaye, l’ananas, la mangue, etc. Un grand classique de la région à tester, el agua Jamaica à la fleur d’hibiscus.

 

 

En voyageant au moment de la Toussaint, j’ai eu la chance de goûter au pan de muerto – le pain des morts. C’est une sorte de pain au lait parfumé à l’anis que les Mexicains préparent pour le Dia de los Muertos au Mexique. Ne vous laissez pas repousser par le nom peu vendeur, c’est délicieux !

 

 

 

Vous essayez et vous me dites ?

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