Boukhara, entre sacré et politique

Par vendredi 15 juillet 2016 , ,

Après avoir pris du bleu plein les yeux, il est temps de s’éloigner du centre historique pour découvrir d’autres facettes de Boukhara. A quelques kilomètres à l’extérieur de la ville se trouve l’endroit le plus sacré de Boukhara : le mausolée de Naqshbandi. Le fondateur de l’islam soufique y est enterré et le site est visité par de nombreux pèlerins musulmans.

 

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La légende raconte qu’à son retour de la Mecque, Bahaouddin Naqshbandi planta sa canne dans le sol et il en poussa un mûrier. Le tronc de l’arbre mort est toujours là, couché sur le sol. Les pèlerins en grattent de minuscules morceaux d’écorce avec leurs ongles pour faire des amulettes (il est interdit d’utiliser autre chose que ses mains, il n’en resterait plus rien).

 

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Nous partons ensuite visiter le mausolée Samani. C’est un cube en briques cuites dans lequel est enterré Ismail Samani, le fondateur de la dynastie des Samanides. Le mausolée a été découvert en 1934 par un archéologue soviétique, il était enfoui sous terre. Grâce à l’inclinaison des briques, le monument change de couleur au cours de la journée, se déclinant des teintes dorées à ocres.

 

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Pour parer aux invasions et y résider en toute sécurité, les Emirs ont construit à Boukhara la citadelle Ark (même si elle a été détruite et reconstruite plusieurs fois au cours des siècles).

 

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Les remparts bombés de la forteresse entourant la citadelle d’Ark rappellent ceux de Khiva.

 

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Juste en face de la citadelle Ark, le Khan de Boukhara venait chaque vendredi faire sa prière à la mosquée Bolo Haouz.  Le cher Monsieur n’avait qu’à traverser la route sur laquelle on lui déroulait un immense tapis jusqu’à la mosquée. La mosquée comprend un immense iwan de douze mètres de haut et de vingt colonnes de bois peint.

 

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Nous repartons à l’extérieur de la ville, pour visiter le palais Sitori-i-Mokhi Khossa. Cette résidence d’été ne date que du début du XXe siècle. Les Russes l’ont construite pour isoler le dernier Emir de Boukhara, Akhad Khan, et l’éloigner de la citadelle d’Ark.

 

Il est difficile de trouver la fraîcheur à Boukhara. L’architecte ne savait pas vraiment où construire cette résidence pour l’Emir. Il fit donc découper un mouton et pendit un quartier à chacun des coins de la ville. C’est la viande pendue à la porte de Samarcande qui se conserva le mieux, il en conclut que c’était l’endroit le plus frais de la ville !

 

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La décoration du palais est très cosmopolite : russe, chinoise, iranienne… Les nombreux salons sont une succession de vérandas, plafonds colorés et vitraux. Dehors, des paons en liberté se promènent dans les jardins.

 

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On raconte que l’émir regardait tous les soirs son harem se baigner dans l’immense bassin et lançait une pomme rouge à l’élue de la soirée…charmant !

 

De retour à Boukhara, nous nous arrêtons au grand marché. D’immenses halles abritent des centaines de stands où l’on vend du fromage, du miel, du pain, des fruits secs en tout genre…

 

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Rien de tel qu’un café traditionnel à la cardamome au Silk Road House pour terminer la journée. Il est servi avec des fruits secs, des confiseries et du sucre candy.

 

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Vous essayez et vous me dîtes ?

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