Big Island, de Capitaine Cook à Iron Man

Par samedi 10 février 2018 , ,

Big Island est connue pour son volcanisme actif et ses coulées de laves dans l’océan. C’est ici aussi que mourut le Capitaine Cook, premier explorateur Européen à découvrir l’archipel d’Hawaï.

 

Aussi vaste que toutes les autres îles d’Hawaï réunies – d’où son nom – Big Island abrite cependant moins de 10% de la population de l’archipel, soit à peine 100 000 habitants. La plupart de l’île est occupée par les cinq volcans aux éruptions constantes et la lave déversée couche après couche a créé un paysage singulier.

 

 

On rencontre tous les climats à Big Island, il neige même sur les sommets au centre de l’ile pendant l’hiver ! Sur la côte Ouest de Kona le soleil brille sans discontinuer alors que la côte Est pluvieuse donne vie à une forêt tropicale exubérante.

 

 

Jour 1

 

Après 45 min de vol à bord d’un petit coucou de la compagnie Mokulele Airlines, nous atterrissons à l’aéroport de Kona à l’ouest de Big Island.

 

 

Le championnat du monde de triathlon Iron Man a lieu le surlendemain. L’événement le plus emblématique du triathlon réunit les athlètes de la scène mondiale. Le vainqueur, Patrick Lange, effectuera 3,8km de nage, 180km de vélo et 42km de course à pied en un peu plus de huit heures. Dès notre sortie de l’aéroport, nous voyons des dizaines et des dizaines d’athlètes qui s’entraînent à pied ou à vélo.

 

Nous partons en direction du sud sur la route Pu’uhonua pour nous arrêter à Ke’ei Bay. L’endroit est splendide (et désert, seulement un couple qui a campé là !). Nous chaussons nos palmes et profitons de l’eau claire et chaude pour observer les poissons de toutes les couleurs.

 

 

 

 

En remontant vers Kona, nous nous arrêtons au Pure Kona Green Market pour découvrir les fruits exotiques hawaïens. Malheureusement, le marché n’est ouvert que le dimanche matin.

 

Il est 14h et le soleil tape sérieusement. Les cyclistes et coureurs qui s’entrainent le long de la route ne faiblissent pas. Nous allons chez Da Poke Shack, face à l’océan à Holualoa Bay, qui sert le célébrissime poke (prononcer pokey). Il s’agit de poisson cru coupé en cubes et mariné dans de la sauce soja, algues, gingembre et huile de sésame. C’est accompagné de riz et de salade d’algues.

 

 

Poke signifie « morceau » en hawaïen. Il existe des centaines de pokes : poke ahi au thon, poke aku avec du thon pimenté, poke lomi au saumon, poke taco au poulpe…

 

 

Il est l’heure de rejoindre la marina de Kailua pour notre plongée de nuit. Après un briefing sur les mantas, particulièrement les mantas alfredi qu’on trouve dans la baie de Kona, nous partons en mer. Il est l’heure du diner pour les mantas, nous partons vers une « feeding station » qui regorge de plancton, leur nourriture favorite. Nous sommes nombreux dans l’eau. Les dizaines de torches attirent le plancton donc les raies mantas. C’est une plongée peu profonde, à une dizaine de mètres sous la surface. On s’assied pour assister au spectacle sans bouger pendant 45 minutes. L’eau est chaude, on ne consomme presque rien sans bouger à cette faible profondeur, on aurait pu rester là des heures à les observer. Ce soir-là, quatorze raies mantas sont venues danser et manger tout près de nous ! C’est une expérience unique, il est impossible de décrire le sentiment quand on regarde cet immense animal tourner gracieusement sous ses yeux la bouche grande ouverte…

 

 

 

 

Jour 2

 

Aujourd’hui, nous traverserons l’ile en direction d’Hilo. Pour cela, nous n’avons pas choisi le chemin direct qui trace tout droit mais l’Hawaiian Belt, route panoramique qui longe la côte par le nord.

 

Dès notre sortie de Kona, il pleut des trombes d’eau. Nous nous arrêtons illico à Hapuna beach, réputée pour être la plus belle plage de l’ile… Bon là, il pleut des cordes et l’océan est déchainé donc inutile de s’attarder plus longtemps.

 

 

 

La météo s’empire et nous décidons d’abandonner l’étape de Pololū valley. Pas question de descendre une route serpentée caillouteuse avec notre berline, avec les coulées de pluie et de boue que nous voyons le long de la route principale.

 

En descendant sur la côte est de l’ile, la pluie ne se calme pas. Nous faisons une courte étape à Laupahoehoe Point Beach. L’océan est déchaîné, les vagues viennent frapper la roche volcanique, c’est grandiose !

 

 

 

Arrivés à Akaka Falls, la pluie bat son plein. Il s’agit d’une des plus hautes chutes d’Hawai (135 mètres). Pour s’y rendre, il faut traverser une forêt de végétation luxuriante et de bambous. Le chemin est impraticable avec la pluie, nous verrons donc les chutes Akaka de loin.

 

 

Nous empruntons la route scénique de Pepe’ekeo qui serpente le long de la côte rocheuse, au milieu des tulipiers et des bananiers. La pluie cesse enfin lorsque nous arrivons au Hawaiian tropical botanical garden.

 

 

 

Ce jardin regorge d’une flore tropicale débridée. Des orchidées grimpant le long des arbres, des forêts de lianes, des fleurs aux couleurs éclatantes…

 

 

Au bout du jardin botanique, nous arrivons à la baie d’Onomea devant le site de Twin Rocks. La légende dit que les Twin Rocks sont la réincarnation d’un jeune homme et d’une jeune femme, les amoureux de Kahali’i. Un chef du village aurait demandé à deux jeunes amoureux de les protéger des invasions. Les amoureux ont volontairement donné leur vie pour le village et ont disparu pendant la nuit. Au matin, deux rochers avaient pris leur place dans la baie pour protéger le village et les plages des ennemis.

 

Nous nous arrêtons à Rainbow falls, pour la forme, mais il pleut trop pour observer le moindre arc-en-ciel au-dessus des chutes. A quelques kilomètres en amont de la cascade, nous découvrons Boiling pots – les marmites bouillonnantes. C’est une série de petites piscines et des cascades qui peuvent être très turbulentes lors de fortes pluies (comme aujourd’hui !).

 

 

En effet, la rivière Wailuku coule le long d’une ligne où se sont rencontrées deux coulées de lave. A Boiling Pots, la lave a créé des colonnes verticales en se refroidissant. Quand l’eau de pluie engloutit ces formations souterraines, la rivière se soulève et l’eau semble bouillir.

 

 

Hilo ne vend pas du rêve. Il pleut, il fait froid… Nous nous arrêtons chez Suisan, une institution depuis plus d’un siècle ! On dit que c’est ici qu’on mange le meilleur poke de l’île.

 

 

 

Nous prenons de l’altitude et rejoignons le petit village de Volcano. Situé à 5km de l’entrée du Parc National des Volcans, c’est ici que nous passerons la nuit dans un petit cottage.

 

 

Le Parc National des Volcans englobe deux volcans, le Mauna Loa qui est le plus gros volcan du monde (il culmine à 4100 mètres au-dessus de la mer) et le Kilauea né sur ses pentes. Le Kilauea est en éruption quasi continue depuis 1983.

A la nuit tombée, nous entrons dans le parc et nous dirigeons vers la terrasse du Jagaar Museum. Ce point d’observation se trouve à un kilomètre du cratère Halema’uma’u. De nuit, nous voyons clairement le lac de lave rouge orangé fumant au milieu de l’obscurité. Le spectacle est grandiose.

 

 

 

Jour 3

 

Nous traversons le Parc National des Volcans pour rejoindre la pointe sud de Big Island. Nous remonterons ensuite en sens inverse tout au long de la journée.

 

Nous voulons impérativement voir Papakelea Beach, plus connue sous le nom de Green Sand Beach, dans la baie de Mahana. Cette plage de sable vert est une curiosité de la nature. Il n’en existe que quelques-unes au monde ; les autres sont en Guyane, en Norvège et aux îles Galapagos.

C’est parti pour une marche de 4km dans le sable et la poussière le long de la côte. L’argile est si friable par moments qu’on croirait marcher dans de la farine. Il fait plus de 25°C, nous n’avons presque plus d’eau, le top quoi !

 

 

 

Ce ne sont pas des algues qui donnent cette teinte au sable mais un minéral, l’olivine. L’olivine est un des premiers cristaux à se former lorsque la lave refroidit. La plage se trouve contre un cône volcanique (un cône de cendres). Depuis des milliers d’année, l’océan a érodé la roche volcanique, libérant l’olivine de la cendre et la déposant sur la plage.

 

En remontant vers le nord, nous nous arrêtons à Punaluu county Beach Park. C’est une plage de sable volcanique très noir où viennent se poser les tortues vertes à la tombée de la nuit. Sable vert, sable rouge, sable noir, sable blanc, on en aura vu des plages à Hawai !

 

 

 

Big Island est aussi réputée pour son café Kona, de grande qualité et au prix élevé. Des plantations de caféiers s’étendent sur environ 40km au sud de l’île, formant la « coffee belt ». Cette ceinture de café regroupe quelques 600 exploitations sur les pentes des volcans, à environ 500 mètres d’altitude.

 

 

 

Nous nous arrêtons à une plantation de café à Pahala. Le propriétaire nous explique comment il cultive les caféiers, récolte les cerises, extrait les fèves de la cerise puis les fait fermenter. La torréfaction ne se fait pas sur place.

 

Nous traversons à nouveau le Parc National des Volcans et empruntons la Hilina Pali Road en voiture pour rejoindre un panorama réputé. Malheureusement, la route est fermée après quelques kilomètres. Une partie de Crater Rim Drive est aussi fermée à cause des hauts taux de soufre présents dans l’air. Par ci par là, on peut voir des fumerolles de vapeur s’échapper, on a vraiment l’impression d’être au-dessus d’une cocotte-minute…

 

 

Un dernier arrêt au cratère Halema’uma’u duquel on peut voir de la vapeur s’échapper, mais c’est nettement moins impressionnant de jour.

 

 

Nous rentrons à Hilo et dormons tout près de l’aéroport. Demain nous nous envolons tôt pour Kaua’i island…

 

 

Vous essayez et vous me dites ?

Pas encore de commentaires.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *