24 heures à Reykjavik

Par samedi 13 octobre 2018 , ,

Reykjavik est une toute petite cité à l’échelle d’une capitale. Avec ses 120 000 habitants (l’équivalent de la population de Perpignan ou Annecy) la capitale la plus septentrionale de la planète accueille pourtant un tiers de la population de l’Islande !

 

 

Petite par sa taille mais haute en couleurs, la capitale est toujours vibrante quelle que soit la saison. On dit que les maisons colorées empêchent ses habitants de succomber à la déprime lors des longues nuits d’hiver.

 

 

Depuis le milieu du XIXe siècle, les maisons de Reykjavik sont recouvertes de tôle ondulée. Le matériau bon marché est bien plus résistant au rude climat islandais que le bois, qui nécessite un entretien régulier. Par ailleurs, l’île manque cruellement de forêts et c’était une bonne solution face à la pénurie de matériaux de construction. Ces tôles de toutes les couleurs illuminent aujourd’hui encore les rues de la capitale.

 

Ingólfur Arnarson, un viking fugitif norvégien, fut le premier Islandais officiel en 871. Selon le mythe, il laissa les dieux décider de l’implantation de sa ferme en jetant les montants en bois de son trône par-dessus bord en abordant sur l’île. Là où les piliers de bois seraient retrouvés, il s’installerait. Il fallut quand même trois ans à ses esclaves pour retrouver les piliers !

Arnarson s’installa donc à l’ouest de l’île et nomma l’endroit Reykjavik, qui signifie la baie des fumées, à cause des panaches qui s’échappent du sol, les vapeurs géothermiques.

 

 

Reykjavík n’est restée qu’un simple hameau de fermes pendant des siècles. Dans les années 1750, le roi du Danemark imposa à l’Islande un monopole commercial qui laissa le pays affamé et démuni. Pour contourner l’embargo, le shérif local Skúli Magnússon, le père de Reykjavík, créa des usines de tissage, tannage et teinture de la laine.

 

Mais Reykjavík connut un véritable boom durant la Seconde Guerre mondiale, lorsqu’elle desservit les troupes britanniques et américaines stationnées à Keflavík (où se trouve aujourd’hui l’aéroport international).

 

Aujourd’hui, quelle ville de 120 000 habitants peut se vanter d’un tel dynamisme culturel ?

Avec un orchestre symphonique, plusieurs compagnies de théâtre, un ballet national, des galeries d’exposition, Reykjavik ne dort jamais.

Le quartier 101 de Reykjavik, traversé par la rue commerçante Laugavegur, donne le ton. Commerces, street art, restaurants, bars, c’est là que tout se passe. Autre avantage de la cité miniature, tout est dans un mouchoir de poche !

 

 

 

Arrivée à Reykjavik en fin de journée et rien de tel que de flâner dans la rue Laugavegur pour s’imprégner de l’ambiance. Arrêt obligatoire à la boutique des grands-mères tricoteuses d’Islande ! On y trouve des centaines de pulls islandais traditionnels en laine de mouton (qui gratouille…).

 

Vous ne pouvez pas manquer Hallgrimskirkja. L’église de 75 mètres de haut, construite en 1974, a été pendant longtemps la plus haute construction de la capitale. Son architecture déroutante est une réplique des orgues de basalte, structure géologique typique que l’on retrouve un peu partout en Islande.

 

 

 

Pour notre premier soir en Islande, nous avions réservé une table pour diner au Fiskmarkadurinn. Le restaurant de poisson réputé sert des mets islandais de qualité, revisités avec des accents japonais, fusion et design. Le menu de dégustation en neuf plats est idéal pour découvrir la palette de produits de la mer islandais. Au menu : omble chevalier glacé au citron amer, œufs de lump et truffe de mer, viande de baleine de Minke grillée façon robata, crevette tempura, maki volcan et nigiri de pétoncle, carrelet entier grillé, moules islandaises, agneau biologique nourri à l’angélique bio et assortiments de desserts.

 

 

 

 

 

 

Pas besoin de berceuse ce soir ! Nous tombons dans les bras de Morphée en un éclair au Skuggi Hotel. L’hôtel design est idéalement situé dans le quartier 101. Il dispose d’un parking gratuit et le petit déjeuner est copieux et varié. Que demander de plus ?

 

 

Pour découvrir la ville en moins d’une journée, nous avons opté pour une visite guidée avec City Walk. Non, il ne s’agit pas forcément d’un groupe de mouton avec un guide qui agite un drapeau ou un parapluie, et non ce n’est pas réservé qu’aux retraités en manque d’anecdotes historiques !

 

Le point de rendez-vous est sur la place Austurvöllur, en face de la maison du parlement Alþingishúsið. Le bâtiment n’est pas immense et pourtant en 1881, il a fallu utiliser un tiers de l’économie du pays pour construire le parlement !

 

 

Nous continuons juste derrière par le petit square avec la statue de Skuli Magnusson, le père de Reykjavik. Notre guide nous raconte plein d’anecdotes sur l’Islande et les Islandais.

 

 

 

Au numéro 10 d’Adalstraeti, on passe devant la plus vieille maison de Reykjavik, construite en 1764.

 

 

On rejoint ensuite le Stjórnarráðið où Madame le premier ministre a son bureau. Dans le parc attenant Arnarholl, on trouve une statue d’Ingolfur Arnarson, le premier colon islandais.

 

 

La ballade se termine sur les rives du lac Tjörnin devant la statue du bureaucrate inconnu. De nombreux pays ont dédié un monument à un soldat inconnu. Les Islandais ont un bureaucrate inconnu !

 

 

 

Devant l’Hôtel de ville, de nombreux oiseaux s’approchent des passants ; des sternes arctiques, des goélands, des oies, des cygnes. Dans le hall du bâtiment se trouve une immense carte en relief de l’Islande où on peut situer les immenses glaciers qui recouvrent une grande partie de l’île.

 

 

 

On fonce vers le temple des amateurs de hot dogs, une petite cabane ouverte depuis 1937. Bæjarins beztu pylsur (traduire « les meilleurs hots dogs de la ville » en islandais) est mondialement connu depuis que Bill Clinton a déclaré que c’étaient les meilleurs hot dogs d’Europe ! La saucisse à base de porc, bœuf et agneau et recouverte d’une moutarde brune et d’oignons frits.

 

 

On enchaine avec la soupe de fruits de mer servie dans du pain chez Icelandic Street Food. Recharge de soupe à volonté…

 

 

 

 

 

Une petite balade sur le vieux port nous conduit au Harpa. La salle de concerts construite en 2011 détonne dans l’architecture de Reykjavik.  Sa structure évoque les colonnes de basalte et reflète la mer et le ciel.

 

 

 

Un peu plus loin, la sculpture Solfar (« voyageur du soleil » en Islandais) évoque la structure d’un navire viking qui se dirige vers le soleil quand celui-ci se couche.

 

 

Enfin, une étape à Reykjavik ne serait pas complète sans une visite rapide au musée phallologique islandais. Oui, vous m’avez bien lue ! Le seul et unique au monde en son genre. Le musée a pour objectif de rassembler des spécimens de pénis de chaque mammifère existant en Islande. La pièce majeure de l’exposition est un pénis de cachalot de 1,70m.

 

 

Le premier spécimen humain a fait son entrée en 2011. Il s’agit d’une donation post-mortem de Pall Arason, un islandais de 96 ans coureur de jupons… L’équipe nationale de handball a aussi son quartier de gloire avec les moulages des attributs de toute l’équipe.

 

 

Vous essayez et vous me dites ?

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